| Le Bükk |
En ce matin d’été, le ciel menace et gronde sans interruption. Je m’empresse de plier la tente. Arrivés au centre ville alors que nous faisons les emplettes pour la journée, la pluie en rafale se met à rebondir rageusement sur les pavées de la ruelle. En attendant que Génia choisisse le casse croûte, j’abrite les bicyclettes dans un passage qui sera rapidement inondé. C’est pied nu, que j’irais les extirper après le grain.
En quittant Eger, une odeur caractéristique de terre mouillée enveloppe l’atmosphère douce et humide. La pluie, plus modérée mais têtue, nous oblige à nous abriter à plusieurs reprises.
Alors que nous avalons nos sandwichs sous un abris-bus, Génia démotivée pense à un demi-tour pour un hôtel. L’idée de traverser le massif sauvage de Bükk par ce temps, la refroidie quelque peu. C’est donc à point nommé, alors que nous finissons de mastiquer, que le soleil se met à briller entre les nuées tel une apparition divine.
Au village de Bükkszentkereszt nous demandons la direction du camping qui s’avère inexistant malgré son indication sur la carte. Seul un camps de jeunes se trouverait près de la rivière. Une dame appelle le responsable du camps qui arrive dans une vieille caisse style années 60. Lunettes noires et mine patibulaire, il ne sera pas très coopératif. Nous finirons dans une pension après avoir raté le test de l’hospitalité Hongroise.
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